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TagsGold Mirror Silver Ancient Egypt Copper
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Table of Contents
                            Catalogue Général des Antiquités Égyptiennes du Musée du Caire
	Miroirs
	Introduction
	Nos. 44001-44102
	Index I. Concordance des Numéros
	Index II. Types
	Index III. Provenances
	Index IV. Noms Propres
	Errata et Addenda
	Table des Matières
	Planches
                        
Document Text Contents
Page 1

CATALOGUE GENERAL
DES

ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES

DU MUSÉE DU CAIRE

M I R O I R S

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24 CATALOGUE DU MUS$E D U CAIRE.

44046. Miroir fragmentaire. - Bronze. - Haut. O m. i 95 mill. ( O m. 09 cent.
pour le fragment du manche). largeur du disque intact O m. i 2 i mill.,
épaiss. o m. 002 miil. (pl. XI).

Disque un peu épais, presque plat, sans ornement.

Manche formé par une figurine de femme surmontée du chapiteau ordinaire. La jeune
femme est debout dans l'attitude déjà décrite, mais au lieu d'avoir les bras
pendants, elle les relève à droite et A gauche, pour saisir les deux extrémités de la
volute. Le mauvais état de conservation ne permet pas d'observer d'autres détails.

TECHNIQUE. Le disque et le manche ont été fondus et traités séparément. Assemblage
ordinaire.

CONSERVATION. Le disque entier est couvert de scories qui font corps avec la matière.
Le manche est incomplet. Parties manquantes : la moitié du bras droit et la volute
du même côté; les jambes, rompues au genou. Les parties restantes sont devenues
informes sous l'épaisseur de la croûte qui les recouvre.

44047. Manche de miroir. - Ivoire. - Haut. O m. 151 mill. - Thèbes
(PL XIII).

Il est formé par une statuette du dieu Bès ou Bisou. La coiffure ordinaire du dieu, ici
basse, très évasée et dépourvue d'ornements, joue le rôle de chapiteau. Le dieu est
debout dans f attitude grimacante qui le caractérise, les bras vaguement pendants,
les jambes fléchissantes. Il tire à demi la langue; les rides qui sillonnent son front
et entourent ses yeux, le poil de ses oreilles de bête, ses mamelles pendantes, les
veines de ses bras et de son corps, son sternum, ses côtes, son nombril, sont
devenus autant de thèmes bizarres dans lesquels s'est complue la virtuosité de
l'artiste. La tête, la musculature des deux jambes tordues avec les genoux en
dehors et les mollets en dedans, la cambrure du torse, la iigne nettement marquée
de la colonne vertébrale que vient continuer la queue, cette combinaison d'homme
et d'animal si plaisamment trouvée, sont d'une remarquable précision anatomique.
L'espèce de cape qui enveloppe la tête du monstre et qui appartient, comme la
paire d'oreilles, à une dépouille de léopard, vient s'étaler en deux étages sur les
pectoraux. Le petit sode ovale sur lequel il pose est évidé elliptiquement par
dessous, et du milieu s'en détache un tenon qui devait pénétrer dans une sorte de
pommeau terminal.

TECHNIQUE. Exécution très fine : les intervalles entre les bras et les jambes sont bvidés.
Demi poli : tout le travail du burin est visible sur fépiderme comme dans les
ivoires modernes. Peut-être y avait-il des rehauts de couleur; on n'en voit d'autres
traces qu'un nuage rose sur la lèvre et la langue. Assemblage à coins.

CONSERVATION. Intact dans l'ensemble et parfaitement conservé au point de vue des

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formes, mais amené à un 4tat de fragilité pulvérulente qui en rend le maniement
difficile. Peu de fissures pourtant. Le rebord de la coiffure est écorno du côté
gauche.

BIBI,. : Catalogue, i 897, n" I 583 : MAÇPERO, Guide, 1 9 0 2 , p. 1 6 5 , même numdro; édition anglaise,
1 9 0 3 , p. sbh .

44048. Miroir. - Bois et argent massif. - Haut. O rn. 2 7 7 niill. ( O ni. i 4 8 niill.
pour le manche), largeur du disque O m. 145 mill., Epaiss.
o 111. O O 5 mill. ; poids du disque 6 7 3 gr. 5 décigr. - Deir etBaliari,

. -

YYYYL- cercueil <le ln 1 ! ... !, J (L!icru? Snrcoph,n{;cs, no 2 8 o 2 5) avec -
le 11' 4 4 0 3 6 (111. XV) .

Disqw trBs épais, plat, sans ornement.
Manche droit avec potence d'enseigne supportant le signe 4, conformément au type

représenté dans les sarcophages du premier Empire thébain. Il est peint en ocre jaune

et porte en liaut de la poignée et sur ses deux faces l'œil e, dirigé du côté de
l'enseigne. Au milieu de la poignée est un collier de six filets formant ligaments.

Le clessous de la poignée, plat et sans ornement.

TECHNIQUE. Le disque est fondu en argent. J'avais d'abord supposé qu'il était argenté
au bain ou plus vraisemblablement plaqué. Ce qui m'avait incliné vers cette dernière

supposition, c'est l'épaisseur relative di1 disque. Grâce A une fine couche de bitume,
le disque avait été, sur l'une de ses faces au moins, protégé à ce point contre l'oxy-
dation, qu'en opérant un léger frottement avec un linge humide, j'ai mis à nu une
parcelle de la surface argentée, si nettement polie et si clairement réfl échissante,
qu'on aurait dit une glace étamée. Invité par h l . Maspero à poursuivre l'expérience,
j'ai pu, en employant tour à tour l'éther, l'alcooi et l'eau savonneuse, débarrasser
l'une des faces d u vernis noirâtre et lui restituer son pouvoir réfléchissant. Poursui-
vant l'investigation, j'ai séparé le miroir de son manche, gratté la tranche inférieure

de la tige et constaté alors que le disque était en argent massif. Mais le titrage

comprenait une partie de cuivre assez forte pour donner une teinte légèrement
paiileuse au métal et en même temps pour produire à la surface des taches d'oxyda-
tion verdâtre. Les deux faces et la tranche sont polies. Le manche, en bois-de cèdre,
fait le plus grand contraste par la simplicité de sa facture avec le disque. Il ne
saurait faire de doute qu'on doive le considérer comme une adaptation funéraire.
C'était le cas, pour certaines statuettes-portraits, auxquelles on adaptait, en temps
voulu, ilne base à inscription funéraire ?I l'usage de la sdpulture: on a procédé ici
de la même manière. Ce manche est, en effet, très sommairement faconné. La
poignée, arrondie à la main sur section ovale, est munie d'une entaille dans laquelle
viennent s'engager les deux pikces de la potence : ce sont deux réglettes, faiblement
chevillées et formant une armature des plus fragiles. Au-dessous de l'entaille, les
filets du collier ont été poussés, à l'outil, d'un seul tour de main. Le tout a été
badigeonné d'une couclie d'ocre jaune A même le bois. Les yeux sont

Catnl. du Musée, no Bhooi. 1

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PL. XXIV

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